Par où chauffe un NEMS?

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La détection du mouvement d’un NEMS par des méthodes optiques est d’autant plus précise que la puissance du laser est forte. Cependant, passé une certaine puissance, le laser perturbe la mesure et peut même provoquer la destruction soudaine de l’échantillon par échauffement. Le travail effectué par l’équipe de L. Bellon à l’ENS Lyon en collaboration avec le Laboratoire Interdisciplinaire de Physique à Grenoble cherche à expliquer pourquoi certains modes de vibration de leviers, illuminés à leur extrémité libre, semblent très peu s’échauffer. Selon l’article, ce phénomène provient de deux éléments : i) la non-uniformité de la température le long du levier; ii) la thermalisation d’un mode  s’effectue là où la déformation mécanique est importante. Par exemple, pour le premier mode la déformation est maximale à l’ancrage là où la température est la plus faible car loin du spot laser. Bien que le modèle proposé n’ait pas un accord quantitatif parfait avec les mesures, cette étude clarifie nettement la notion de température d’un NEMS et comment optimiser le couplage entre celui-ci et un bain thermique, notamment pour des expériences de refroidissement.